À propos du Festival Mondial des Arts Nègres Par Abdou Boury -Srce:Wootico.com

À propos du Festival Mondial des Arts Nègres Par Abdou Boury (NOV 2007)
Le Festival Mondial des Arts Nègres approche. C’est le moment de poser toutes les bonnes questions et le laboratoire Agit Art ne s’en prive pas : « Si on accepte que la culture est tout ce que l’on est et tout ce que l’on a, il faudra que nous fassions l’impossible pour que ce lieu ne soit pas celui de l’exclusion réservé aux seuls initiés… »

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Fesman
Qu’importe, nous jouerons notre rôle même sans invitation, en commençant par dire que ce festival à venir ne devra pas être juste festif, des budgets et des procès interminables par la suite. Nous nous battrons pour en faire un moment important et puissant de communion, de production et d’échange, afin d’occuper la place qui est la nôtre dans le concert des nations. Ce n’est que comme cela que nous comprenons la Renaissance Africaine.

Il s’agira certes de culture, mais aussi de production, d’économie, où le récupérateur de KEUR SERIGNE BI et l’informel de SANDAGA, tout comme le génie créateur de la Médina de Dakar, auront leur place.

Si on accepte que la culture est tout ce que l’on est et tout ce que l’on a, il faudra que nous fassions l’impossible pour que ce lieu ne soit pas celui de l’exclusion, réservé aux seuls initiés : écrivains, plasticiens, musiciens, etc.

Les sommités de ce monde en décomposition devront savoir pourquoi un secteur dit « informel » se développe chez nous en créant des emplois et des ressources, pendant que la religion nous rapproche dans la diversité.

La renaissance africaine passe aussi par la maîtrise des outils modernes, car le moteur de recherche qui inaugure une nouvelle théorie économique opposable au capitalisme traditionnel, où tous les biens et les services se vendent, est culturellement en phase avec notre manière de voir et de vivre : ÉCONOMIE DU DON !

Le partage des documents sur le net (une activité croissante contre l’avis des grandes corporations) a abouti à un accès libre à la connaissance jusque dans les milieux de recherche, à tel point que nous n’avons plus d’excuse.

Ce festival devra aussi être un moment important d’archéologie culturelle, mais surtout, il touchera nécessairement aux activités futuristes de l’espace électronique en même temps qu’aux traditions : une œuvre grandiose, expansive et imaginative qui a la responsabilité de penser le VIVANT.

Dés lors il devient fondamental que nous mettions à contribution la valeur intrinsèque des individus, ainsi que leur capacité réelle à prendre en charge correctement le rôle confié. Il faut aussi que nous puissions dire : « Non, ce n’est pas ma compétence ».

Beaucoup de grands moments comme celui que nous projetons ont été sacrifiés sur l’autel de l’amitié ou alors des mauvais choix, et évidemment, la course effrénée aux titres que l’on exhibe juste pour épater le voisinage. Ce festival-là peut sceller le début de l’alternance citoyenne à la condition d’écouter ses nombreux autres « sans parole », qui ont pourtant tellement de choses à donner.

En lisant quelque part dans un journal de la place que la photographie, à cette occasion-là, ne cohabitera pas avec la peinture, la sculpture, et j’en passe, je me suis posé la question suivante : les arts visuels c’est quoi ?

Et c’est pourquoi, je souhaite que cette réflexion puisse ouvrir un vrai débat sur cette idée de festival, maintenant que le mot : « nègre » n’existe plus dans les lexiques, une œuvre colossale et fort opportune que nous devons protéger de l’incompétence et du manque de visibilité des dirigeants qui semblent ne pas mesurer l’impact de ce moment à venir sur la pérennité de tous les projets culturels en chantier.

Fesman
À quel moment du temps historique sommes-nous ?

La volonté politique affirmée qui est en voie de se matérialiser par la construction de musées, d’une cité des arts en gestation, devrait pousser tous les acteurs concernés à s’inviter d’une manière ou d’une autre, afin d’accompagner, par la critique au besoin, ces actes salutaires pour toute la communauté.

Ainsi, nous pourrons une fois de plus révéler au monde entier tout le génie de notre peuple.

Au demeurant, vous pouvez encore relever la tête et ouvrir ce projet pour sa réarticulation pendant qu’il en est encore temps, car l’inverse ne vous conduira qu’au crash et nous serons hélas nombreux à payer pour les pots que vous aurez cassés.

BLACK PARTY ?????

BREEZE YOKO – FATOU KANDE SENGHOR
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BLACK PARTY ?????
2 Artistes
1 sud africain – 1 sénégalais
Un FESMAN selon la vision de warustudio
Nous avons plongé dans la casamance profonde, du fouladou au pakao à la trace de la tradition, du patrimoine et de la modernité. Nos préoccupations humaines et esthétiques ont été troublées par le rite initiatique des petites filles à kolda, à sedhiou, puis, nous avons été à samba diari à 70 km de tambacounda pour vivre le concept d’identité des peulhs.
Un parcours enivrant, intimidant, posant la problématique sous sa forme la plus douloureuse « QUI SOMMES NOUS AUJOURDHUI » entre nos téléphones portables, nos ordinateurs, notre HI TECH, nos angoisses, nos pratiques cinglantes contradictoires, mais si séduisantes et envoutantes.
Nous avions envie de retracer la passion en catimini, une démarche solitaire, intime.
Warustudio collectif, en trio, en duo, des pas de deux, solides et gagnés qui ouvrent l’appétit des artistes que nous sommes. Des artistes qui se posent des questions, qui savent bien se fondre dans la mélée sans se melanger à l’euphorie.
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« Un Festival Mondial des Arts Nègres » est dépassé il ya de cela 44 ans

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Les Grands Hommes: Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et les autres… ont déjà  fait un travail avec la grandeur de leur esprit, pour donner à  l’ homme noir et à  sa culture leur vraie place.
2010.Nous sommes dans l’ère de la confirmation, du métissage des cultures, de l’ universalité.Je ne veux pas être parmi les autres qui vont recevoir leur étiquette au front:
« Vous faites de l’Art Nègre », voila votre récompense.
Je suis un artiste peintre africain, je travaille et tout le monde s’y retrouve.Parler encore du problème (nègre), c’est être rancunier, naïf, primitif.Le nouveau monde le confirme de jour en jour;exemple: Obama, un métisse président des Etats-Unis d’ Amérique, parmi tant d’autres.Il faut que nous marchions vers le haut sommet, tous ensemble, notre planète.

Mouhamadou Dia
artiste peintre
Dakar-Sénégal

A propos du FESMAN !

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OPINION : A propos du FESMAN
12 juillet 2009, 17:54 source « La Gazette.sn »
Il ne faut pas renvoyer le FESMAN ; Il faut supprimer le FESMAN. Sinon, il faut changer l’intitulé. Le problème du FESMAN est dans son intitulé : Festival Mondial des Arts Nègres.

Moi, je ne suis pas un nègre, la négritude non-plus, je ne sais pas ce que cela signifie. Si ce n’était de se comporter, pour prouver aux blancs, que nous sommes seulement noirs, mais aussi des humains. En ce temps, j’avais apprécié la vision de Wolé SOYINKA ; qui disait, je le cite : « un tigre n’a pas besoin de montrer sa tigritude » fin de citation.

Il faut savoir qu’est-ce qu’on célèbre ? C’est sûr, on célèbre la culture, alors là, il faut changer l’intitulé en écrivant Festival Mondial des Cultures Noires. Quant au mot Art, il ne prend aucune nationalité. Il n’existe pas un Art africain, l’Afrique n’est pas un pays, c’est un continent.

L’Art est universel, dans toutes manifestations artistiques, il n’est pas possible qu’un artiste ne puisse participer du fait de sa nationalité. Il ne faut pas dire Festival Mondial des Arts Nègres, si vous voulez réussir, il faut dire Festival Mondial des Cultures Noires. Comme ça, c’est claire dans la tête de tout-le-monde qu’il s’agit de la culture de l’Afrique, donc de la diaspora. Vous savez, l’Art prend son envol au-delà des cultures. La culture renvoie à l’ethnie, l’art lui est universel. Il n’existe pas un Art sénégalais ou français, ce qui existe, c’est l’Art au Sénégal, l’Art en France, ou l’Art en Amérique, etc.

L’émotion vient de l’Art, la compréhension vient de la culture. Si l’intitulé était corrigé, cela permettrait aux lébous, séréres, peulhs, martiniquais, haïtiens et brésiliens, tous de la diaspora à se connaître ; et aussi aux occidentaux, aux asiatiques, et autres de pouvoir découvrir ; pour une meilleure compréhension des bases ethniques de l’Afrique. La Culture mène à l’ethnie, l’Art, quant à lui, mène à l’univers où il ne s’agit pas de comprendre mais plutôt sentir. Ce qui vient du cœur ne passe pas par la tête.
Et vous savez, il est temps que les fonctionnaires arrêtent de décider à la place des artistes.

Pour notre biennale des arts, c’est le même problème, ils écrivent toujours : Biennale de l’Art africain contemporain. De grâce, pour la prochaine biennale, écrivez : Biennale de l’Art contemporain en Afrique. Peu importe si un chinois gagne le premier prix. Que la lumière soit avec vous.

Amadou DIENG
Artiste plasticien
Dakar, Sénégal.




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